Délégationdu Morbihan

Action internationale

10 millions d’étoiles pour de l’eau

À l'école Sainte-Thérèse de Sulniac.

publié en janvier 2016

L’équipe de Questembert du Secours Catholique fait briller les veilleuses de Noël pour que l’eau coule au Sénégal.

Une action réfléchie dans un réseau qui s’implique

À Questembert, cela fait une dizaine d’années que l’équipe du Secours Catholique se mobilise pour l’opération « 10 Millions d’étoiles ». Catherine, qui coordonne cette action, en rappelle les deux objectifs : d’abord apporter une aide financière aux projets du Secours Catholique au niveau local et international, mais aussi sensibiliser et éduquer. Et comment le faire mieux qu’en s’adressant aux enfants ! C’est ainsi que quinze bénévoles s’en vont deux par deux expliquer dans les écoles catholiques du secteur le projet de l’année.

Catherine se souvient : « Au début, certains n’étaient pas rassurés, il fallait faire une simulation de l’intervention, mais aujourd’hui la crainte a laissé place au plaisir. Nous nous retrouvons pour réaliser, à l’aide de documents et photos fournis par la délégation, un panneau qui présente le projet choisi et chacun s’en va confiant de le présenter aux enfants. »

L’an dernier, l’équipe a soutenu la reconstruction de l’école Saint-Martin, en Haïti. Cette année, c’est le creusement d’un puits au Sénégal qui a été retenu.

« Nous sommes attentifs à choisir un projet dont les enfants puissent comprendre l’intérêt et qui donne aux enseignants des prolongements possibles. Nous veillons également à rendre compte de l’évolution de sa réalisation. Ainsi, nous avons pu faire découvrir aux élèves l’école Saint-Martin, totalement rénovée, et le sourire des enfants haïtiens qui pouvaient de nouveau la fréquenter. Nous comptons bien leur montrer l’an prochain le puits qu’ils vont aider à creuser. »

Les enfants, comment reçoivent-ils cette proposition ?

C’est à l’école Sainte-Thérèse de Sulniac que nous trouvons la réponse à cette question.

Ce vendredi 18 décembre 2015, Catherine et Dominique retrouvent les deux classes qu’ils avaient rencontrées deux semaines plus tôt. Ils reprennent le dialogue avec des enfants désireux de partager, à la fois ce qu’ils ont compris de la situation de certains villages sénégalais, et ce qu’ils ont fait pour les aider.

Ils sont nombreux à rappeler la nécessité vitale de l’eau. « Comme on ne peut pas arroser le sol, on ne peut pas faire pousser les plantes et, dans ces villages, il pleut rarement », rappelle l’un. « Ils ont besoin d’eau pour éviter les maladies », précise un deuxième. « L’eau au village permet d’éviter que les enfants soient obligés d’aller en chercher très loin », complète un troisième, ce à quoi Gabrielle ajoute : « C’est important d’aller à l’école et s’ils vont chercher de l’eau, il ne peuvent pas apprendre à lire. » Malaury rappelle que « dans un autre village, il y a déjà eu un puits et un château d’eau et que c’est important de continuer » – « c’était vert ! », se souviennent-ils. Et de conclure : « Nous on a de la chance, et pourtant s’il pleut une matinée, on se plaint… alors qu’eux n’ont pas d’eau ! »

Des partenaires convaincus 

À Sainte-Thérèse, Jean-Jacques, le directeur de l’école, est un partenaire convaincu. « Ici, deux classes participent à cette action de solidarité, nous dit-il, les CE2-CM1 de Marie-Françoise et mes CM1-CM2. Par l’intervention des bénévoles qui présentent leurs projets, les enfants comprennent bien que des personnes ont besoin d’aide, loin d’ici, comme au Sénégal, mais aussi tout près d’eux. Ils se sentent impliqués dans l’opération « 10 Millions d’étoiles ». Durant deux semaines, ils ont proposé des bougies tous les soirs, deux par deux, aux sorties de l’école, « même sous la pluie », rappelait tout à l’heure une élève.

« C’est pour eux une première forme de bénévolat, continue Jean-Jacques, et les parents jouent le jeu. Certains même attendent ce moment et cette manière de vivre le don. »

Laissons le mot de la fin à Catherine : « Par cette action qui se renouvelle chaque année, nous pensons que les enfants comprennent mieux le sens des mots charité et solidarité. » Et de se rappeler la parole d’un enfant qui à son arrivée dans une école l’interpellait ainsi : « Ça, c’est le nouveau projet Caritas ! »

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