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Voyageurs solidaires

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Après un séjour en famille dans un centre touristique à Saly au Sénégal, Monique et Louis Lamour, de Pontivy, ont fait le vœu d’y retourner, mais pour « vivre la vie de tous les jours, parmi les gens ! »
Au retour de leur mission en Afrique en 2012, les membres de la délégation bretonne du Secours Catholique-Caritas France avaient formé le même souhait pour le réseau et l’ont progressivement mis en place.

Le groupe des Bretons et leurs hôtes sénégalais, décembre 2017.

publié en mars 2018

Après la définition d’un cahier des charges, la réalisation du voyage au Sénégal a été confiée à une agence labellisée tourisme solidaire, Échangeons le monde voyages (ECM voyages) et en 2016, sept couples de la Bretagne centre se sont engagé à partir.

Monique et Louis à qui Johanna de Rochefort, animatrice du Secours Catholique chargée de l’Action internationale, a proposé ce voyage en font partie, ainsi que deux couples amis de Pontivy. Du 6 au 18 décembre 2017, ce sont en définitive quatre couples qui découvrent le Sénégal, en particulier la région de Kaolack où se trouve la Caritas partenaire des délégations bretonnes du Secours Catholique.

Leur point de séjour dans la région est le centre d’écotourisme de Fadidi Niombato tenu par Michel Sene, qui sera leur guide durant leur voyage. Michel est le frère de Gilbert, responsable des projets agricoles de la Caritas Kaolack et que nous connaissons pour ses interventions récentes en Bretagne.

Monique et Louis revivent leur périple en préparant une soirée témoignage pour l’équipe Secours Catholique de Pontivy. Les images qui leur restent sont contrastées :
- La présence des femmes dans le jardin de la Caritas de Kaolack, leur gaieté et leur jeunesse rehaussées par les couleurs vives des vêtements et le constat de l’absence des hommes… « Ils s’occupent des champs ! »
- Le travail des femmes, facilité par des installations modernes d’arrosage utilisant des pompes solaires, mais des techniques trop peu développées.
- La volonté d’une partie de la population de valoriser les déchets plastiques, mais le manque de débouchés et la nécessité de procéder à l’enfouissement de la plus grande partie.
- Ici, la fierté justifiée de ce directeur d’école affirmant que, malgré un manque évident de moyens, « l’avenir du Sénégal passe par cette génération », et ailleurs, le sentiment d’abandon d’un collègue.
- À Sokone, la prise en charge efficace d’enfants handicapés par des religieuses, mais le sentiment exprimé par l’une d’elles d’une perte de l’esprit d’hospitalité : « Tout le monde, dit-elle, s’entraidait. »

Partout en tout cas, un accueil chaleureux comme au village de N’Dofan où les visiteurs ont partagé le plat commun avec le chef de famille, et partout la présence des enfants, heureux de jouer « à n’en plus finir » avec eux.

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